Le jour où j’aurai pu courir à l’autre bout du monde
Ecrit par Steph, le 23 novembre 2010
J’ai eu la chance cette année de me rendre en Australie, à l’occasion de mon voyage de noces. Ayant programmé un voyage d’un mois en août avec mon épouse, j’ai décidé de mettre de côté la course à pied pendant tout ce temps, sans même penser à l’opportunité de pouvoir courir quelques kilomètres à l’autre bout du monde.
Après 32 heures de voyages, dont 24 heures d’avion, la course à pied est un sujet qui m’est rapidement sortit de l’esprit. Je savais que le marathon de Sydney n’avait lieu qu’en Septembre donc dès mes premiers pas dans la ville, mon petit voyage romantique me vidait totalement l’esprit dans cette cité extraordinaire et magique.
Sauf qu’au bout du deuxième jour, mon sport favori m’est revenu en pleine figure avec son lot d’envie, de motivation et de déception aussi. En effet, en sortant de ma chambre d’hôtel un dimanche matin, voici ce que je découvre dans les rues de Sydney.
La plus grande course du pays, voir même du continent Océanique, a lieu ce jour là. La course City To Surf rassemble plus de 80 000 personnes pour une compétition plus qu’abordable, puisqu’elle relie le centre de Sydney au bord de mer, soit environ 14 kilomètres.
Vous lisez bien le chiffre, il s’agit bien de 80 000 participants.
Étant donné que je me trouvais à l’autre bout du monde, sans équipement, sans inscription préalable (~50 euros quand même), je n’ai pas pu prendre le départ de cette course. Le coup de pétard a d’ailleurs eu lieu quelques minutes après que j’arrive sur les lieux.
Je dis « les lieux », puisque le nombre de participants poussent les organisateurs à mettre en place trois énormes sas de départ, distant de quelques hectomètres et qui partent à quelques minutes d’intervalles. Les champions et confirmés d’abord, ensuite les amateurs aguerri puis les familles.
Tout le monde connaît cette course à ce moment là, sauf moi. Tous les australiens rencontrés m’ont d’ailleurs répondu « yes, it’s THE run of the year », comprenez la course de l’année.
Je découvre avec déception que j’aurais pu participer à une course magnifique, sous un soleil éclatant, dans une ambiance de folie et surtout à l’autre bout du monde. Mais tant pis pour moi, j’ai regardé ces 80 000 personnes s’élancer depuis le trottoir, en sachant pertinemment que je ne retournai pas de sitôt dans cette magnifique ville.
Une prochaine fois peut-être…
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