Rien ne sert de courir, il faut partir à point
Ecrit par Steph, le 28 septembre 2009
A travers sa fable Le Lièvre et la Tortue, Jean de la Fontaine n’avait vraiment pas tort avec cette phrase. Car celle-ci s’applique fortement à la course à pied, sans aucun doute.
En effet si vous avez déjà eu la chance de prendre le départ d’une compétition de course à pied, peu importe laquelle, vous avez peut-être pensé à cette phrase lors du coup de pétard signalant le départ.
Le départ est une des choses les plus difficiles à gérer lorsque l’on court, en compétition ou lors d’un entraînement d’ailleurs. Je mets de côté les courses de demi-fond inférieur à 3 kilomètres, où la vitesse est un élément clé. Je veux bien sur parler du fond et des distances supérieures à 5 kilomètres.
Il est plus facile de gérer sa vitesse lors d’un entraînement, on s’arrête quand on veut et on parcourt la distance que l’on souhaite. Et si l’échauffement a bien été préparé, cela peu aller tout seul.
Par contre en compétition, c’est un peu plus difficile.
Pan ! Le départ est donné, il y a du monde devant, derrière, sur les côtés. Il suffit que la course soit un peu médiatique, pour que la foule crie sans arrêt pour encourager, les enfants crient, les oiseaux chantent, il faut beau…
C’est autant de facteurs qui peuvent influencer la vitesse de départ et le reste d’une course.
Premier départ
Lors de ma première compétition, je n’avais pas du tout pensé à ce « détail », c’était lors du Semi Marathon de Lyon 2008. J’ai pris un départ en suivant le rythme de la foule, sans me préoccuper qu’il restait 21 kilomètres à parcourir.
J’ai vite déchanté au bout de quelques kilomètres, lorsque mes jambes ne pouvaient plus suivre la cadence. J’ai terminé la course difficilement, notamment à cause de ce départ trop rapide.
Départ marquant
Le départ qui m’a le plus marqué est celui du Marathon de Paris 2009. Il s’agissait du premier Marathon auquel je participais, je connaissais ce départ grâce aux images de la télévision et aux photos que j’ai pu voir sur Internet.
Mais le moment est indescriptible et unique. On oublierait presque qu’il reste 42 kilomètres à parcourir lorsqu’on descend les Champs-Elysées parmi plus de 30 000 personnes.
Mais lorsqu’on arrive à la Bastille après 4/5 kilomètres, la réalité revient vite. Il faut gérer sa course et terminer ce Marathon. J’ai terminé en un peu plus de 4 heures, et mon départ n’était pas forcément très rapide, j’ai su gérer malgré l’intensité.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point
Cette phrase est donc une règle d’or à suivre lors d’une compétition. Je m’adresse bien sur aux coureurs amateurs comme moi, qui court simplement pour le plaisir de courir et non pour la gagne.
Si vous avez des anecdotes sur un de vos départs, alors n’hésitez pas à nous en faire part.
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